Il y a quelques années lorsque j'étais enfant
Et que Mounier entrait dans le monde des vivants
Les professeurs de notre joyeux lycée
De la débilité avaient fait leur liberté
Rassemblés par la même passion
Ils avaient tous ensemble l'ambition
De répandre leur idées à la ronde
Dans l'lycée le plus débile du monde
" Ensemble détruisons et fouettons"
Décidèrent les compagnons
Sans jamais se douter qu'un jour viendrait
Où la destinée changerait.
Toujours ensemble au lycée a la maison
Tels étaient Haubrich et Pichon
Toujours ensemble jusqu'aux dernier labo
Tell's étaient Rey-Troncoso et Lufuluabo
Comment alors peut-on s'imaginer
Que pareil lycée vienne t'a sombrer?
J'en fis partis et je peux de mémoire
Vous raconter la fantastique histoire
Haubrich disait:"il faut postillonner
Sur les enfants les plus prés du fillet"
Rey-Troncoso disait:"Réalisons les rêves
des plus intelligents élèves"
Pichon disait:"tout apprentissage
Ira d'abord aux enfants de passage"
Lufuluabo disait:"je veux fouiner
Tous mes élèves doivent dirent le vérité".
Lorsqu'apparurent les nouveaux secondes
Leurs idéaux n'en furent que plus féconds
Car chacun ayant sa propre matière
Pouvait enseigner selon sa manière
Et choisir des disciples à sa mesure.
Ainsi Haubrich voulait de la bave pur
Chez les élèves pour lui prioritaires
Et que comme lui ils postillonnent et exaspèrent.
Seuls les esprit parmi les plus sagaces
Pouvait de Rey-Troncoso entraient dans sa classe
Tandit que les plus jolies et mignon
Allaient tous chez le hardi p'tit Pichon.
La bonne Lufuluabo prenait les objets traînant
Pour engeuler les opposant.
Ainsi les secondes et leur professeurs
Connurent de l'enseignement la douleur.
Mounier vécu alors en déficience
De long mois emprisonnant l'adolescence.
Mais parmi les secondes la discorde grandit
Nourries de leurs peurs et de leur folies.
Les secondes qui comme d'adorable agneaux
Soutenaient Fuertes et ses idéaux
S'opposèrent bientôt en grand désarrois
Chacun voulant imposer sa loi.
Il fut un temps où Mounier parut
Tout près de sa fin à jamais perdue.
Ce n'était partout que fouetage et douleur
Les élèves contre les professeurs
Si bien qu'un matin le vieux Haubrich
Estima l'heure de tuer une pauvre biche.
Et bien que l'on vît cesser les combats
Il laissait nos coeur en grand désarrois !
FIN